Violet crown

(Autoproduction – 2026)  

Durée 35’53 – 7 Titres 

https://www.voodoo-queen.fr

Née en 2022 à La Rochelle, Voodoo Queen s’est imposée en un temps record comme l’un des nouveaux visages du fuzz rock français. Le quatuor, porté par des vocaux féminins expressifs, des riffs massifs et une écriture introspective, puise autant dans la chaleur du rock des seventies que dans la puissance du heavy blues et du stoner moderne. Leur ADN musical s’inscrit dans une filiation assumée, Blue Pills pour la soul électrique, Rival Sons pour la tension rock, Kyuss pour le grain désertique, et Planet of Zeus pour la lourdeur tellurique.

Formé autour d’une volonté claire de créer un son brut, immersif et vibrant, Voodoo Queen enregistre son premier album, « Violet Crown », à La Sirène, haut lieu rochelais des musiques actuelles. Le disque est ensuite mixé par Michel Toledo et masterisé par La Villa, deux signatures qui renforcent la densité sonore du projet.  

Dès sa sortie, l’album attire l’attention de la presse spécialisée, grimpe dans le Doom Charts Top 25 mondial, et s’invite sur les ondes de RTL2, où Francis Zégut, dans Pop Rock Station, décrit leur musique comme du stoner desert rock lavé par l’océan Atlantique. Une formule qui colle parfaitement à l’identité du groupe, un rock lourd, mais traversé de lumière, de sel, de vent.

Avec « Violet Crown », Voodoo Queen livre un premier album d’une étonnante maturité. Sept titres qui sculptent un univers où les grooves hypnotiques, les riffs saturés et les ambiances crépusculaires s’entrelacent pour raconter des histoires de lutte intérieure, de libération et de transformation. Le disque s’écoute comme un voyage, une montée progressive, une tension qui se resserre, puis une ouverture vers quelque chose de plus vaste, presque cathartique.

C’est « Bright Cage », désormais accompagné d’un clip officiel, qui cristallise le mieux cette dramaturgie. Le titre explore la sensation d’être enfermé dans un rôle, un costume social ou émotionnel qui finit par devenir insupportable. Ce qui commence comme une journée ordinaire glisse lentement vers la frustration, la colère, puis l’affrontement intérieur.  

La musique suit ce mouvement avec un riff lourd, presque oppressant, une voix qui se fissure puis s’élève, une progression qui traduit la lutte entre attentes extérieures et désir de libération. « Bright Cage » est aussi un parfait condensé de la signature Voodoo Queen, un fuzz vintage qui crépite comme un ampli poussé trop fort, un stoner moderne aux accents désertiques, un heavy blues chargé d’émotion et une écriture introspective, presque narrative.  

Le reste de l’album confirme cette identité. Les compositions alternent entre puissance tellurique et passages plus aériens, jouant sur les contrastes pour mieux capturer l’ambivalence humaine. On y retrouve des grooves qui évoquent les routes poussiéreuses du désert, mais aussi des éclats de lumière qui rappellent la côte atlantique où le groupe est né.  

La production, dense mais jamais étouffante, laisse respirer les instruments. Les guitares saturées dialoguent avec une section rythmique solide, tandis que la voix, véritable colonne vertébrale du projet, apporte une dimension émotionnelle qui dépasse les codes du stoner traditionnel.

Avec « Violet Crown », Voodoo Queen signe un premier chapitre fort, cohérent, habité, qui les place immédiatement parmi les formations françaises à suivre dans le paysage heavy rock européen. L’album, désormais disponible sur toutes les plateformes, offre une porte d’entrée idéale dans leur univers.

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