lundi, 30 septembre 2024 Prière païenne (Autoproduction – 2024) Durée 41’35 – 12 Titres
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Considéré à juste titre comme le trait d’union entre Sonny Terry et Georges Brassens, CadiJo est un chanteur et harmoniciste bordelais qui a été un des piliers immuables du très fameux Cricketers, club mythique dans lequel il animait semaine après semaine une jam acoustique … Se produisant dans les clubs et dans les festivals et enregistrant ses propres albums, le bluesman français sera également un sideman très apprécié, notamment par Keith B. Brown, et son jeu précis et séduisant lui permettra même de faire de très belles premières parties, celles de B.B. King en Espagne et à Juan les Pins n’étant assurément pas les moindres. Si sa culture blues est impressionnante par sa richesse et que la qualité de son jeu d’harmonica et de son chant sont des atouts indéniables, CadiJo est loin de se cantonner dans un seul et même style et c’est en pimentant ses compositions d’une pointe de jazz manouche ou encore de folk qu’il en arrive à nous proposer de véritables chansons blues qui en appellent à une écriture pleine de finesse et de sensibilité. Pour cette « Prière païenne », le poète d’Aquitaine a fait appel à Baptiste Castets aux guitares, claviers et percussions et Laurent Vanhée à la contrebasse mais aussi à quelques invités comme Monique Thomas aux chœurs, Jérôme Martin au washboard, Julien Bouyssou au piano et Baptiste Duperron au ukulélé baryton, et c’est une douzaine de chansons écrites au fil des années mais restées quasiment toutes inédites qu’il nous propose dans un ouvrage qui met en avant son amour de la langue française mais aussi son aptitude à évoluer dans toutes les couleurs et toutes les nuances du blues. On y croise des relents venus de la country, du gospel, du rhythm’n’blues ou encore du swamp blues qui viennent habiller de la plus belle des manières de superbes chansons pleines de réalisme, d’émotion et même d’engagement comme « Le blues du grand père », « Diable de crédit », « Dégustation », « Que me pardonnent tous les saints », « Le propre de l'homme » ou encore « Vendre son âme au diable », et on s’attache à écouter chaque intonation, chaque souffle, chaque arrangement qui font de cet album un véritable moment de bonheur à savourer avec gourmandise. Indispensable ! |