Looking for change

(Autoproduction – 2026)  

Durée 46’02 – 9 Titres 

https://www.facebook.com/gutokonradofficial

A seulement 23 ans, Guto Konrad fait partie de ces artistes qui semblent avancer avec une maturité déconcertante, comme si la musique avait toujours été son langage naturel. Né au Brésil, nourri très tôt par le blues, le rock et le folk, il s’est imposé en quelques années comme l’un des jeunes guitaristes les plus prometteurs de sa génération. Avec plus de quarante milliers d’abonnés sur Instagram, il a su fédérer une communauté qui reconnaît en lui un héritier moderne des grandes figures des sixties et seventies, un musicien pour qui la guitare n’est pas un instrument, mais une voix.

Son premier album, « Looking For Change », sorti le 24 avril dernier, marque une étape décisive dans son parcours. L’ouvrage est né, du propre aveu de l’artiste, d’un sentiment d’agitation et du besoin de transformer ce sentiment en quelque chose de concret. Enregistré entre 2024 et 2025, il témoigne de la volonté de Guto de renouer avec l’essence des albums-concepts d’autrefois, une narration, une cohésion, une identité sonore forte, pensée pour être vécue du début à la fin.

Ses influences sont assumées, Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, mais aussi les Beatles, Neil Young… autant de phares qui éclairent son jeu sans jamais l’écraser. Car Guto Konrad ne copie pas, il absorbe, transforme, réinvente. Sa guitare, tantôt rugueuse, tantôt caressante, porte l’émotion brute, tandis que sa voix, encore jeune mais déjà habitée, donne à ses chansons une sincérité désarmante.

Le guitariste est impatient de défendre cet album sur scène, d’abord au Brésil puis en Europe, avec des dates majeures dans des festivals de référence comme Culemborg Blues, Swing Wespelaar ou encore le Festival de Blues de Fougères. Une tournée qui devrait confirmer ce que l’album laisse déjà entendre, Guto Konrad est en train de prendre sa place.

Dès les premières secondes de son « Intro », Konrad installe un climat, une tension douce, une attente, comme si l’auditeur ouvrait la porte d’un voyage intérieur. L’album compte neuf titres, chacun explorant une ambiance différente, mais tous reliés par une même quête. Chaque chanson a sa propre identité, mais ensemble, elles forment un récit continu.

« Ain’t No Use » lance véritablement les hostilités, entre riffs nerveux, groove solide et batterie précise. On y entend l’urgence d’un jeune artiste qui refuse la résignation. La guitare y occupe l’espace comme un personnage principal, avec un phrasé qui rappelle les grandes heures du blues-rock texan.

Avec « Eyes On You », Guto Konrad ralentit le tempo et laisse parler la mélodie. Le morceau respire, s’étire, dévoile une sensibilité plus pop-folk, portée par une écriture simple mais efficace. On y perçoit l’influence des Beatles dans la construction harmonique, sans jamais tomber dans la nostalgie.

« Fade Away » et « Over And Over Again » plongent dans un registre plus introspectif. Le premier joue sur des textures aériennes, presque psychédéliques, tandis que le second s’appuie sur une rythmique répétitive qui traduit parfaitement l’idée d’un cycle émotionnel qui se répète. La production, chaleureuse et organique, renforce cette impression d’album pensé comme un tout.

Le sommet émotionnel arrive avec « Still Remember (When You Said Goodbye) », ballade poignante où la guitare se fait murmure, puis cri. On y sent l’influence de Neil Young, mais aussi une fragilité très personnelle.

« Hope » et « Together Now » ramènent la lumière. Le premier est une respiration, presque un mantra, tandis que le second offre un élan collectif, un refrain qui semble taillé pour la scène, et en particulier pour les festivals européens où Guto se produira en 2026.

Enfin, le morceau-titre, « Looking For Change », referme l’album comme on referme un journal intime. C’est un titre-manifeste, à la fois conclusion et ouverture, qui résume la démarche de l’artiste, chercher, douter, avancer, transformer l’agitation en musique.

Plus qu’un simple album, « Looking For Change » est une carte d’identité artistique. Guto Konrad y affirme un style, une vision, une manière d’habiter la guitare et de raconter des émotions sans artifices. Le disque capture un moment en mouvement, celui d’un jeune musicien qui ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais qui sait déjà comment transformer ses questions en chansons.

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