Aquarius

(Autoproduction – 2026)  

Durée 38’13 – 10 Titres 

https://www.facebook.com/iamslowjane

Derrière le nom de scène Slow Jane se trouve Marie, autrice-compositrice-interprète parisienne dont le parcours atypique nourrit une œuvre profondément sensible. Pianiste de formation, elle commence à composer durant ses études de philosophie à l’École Normale Supérieure, développant une écriture introspective où se croisent poésie anglaise et symbolisme français. 

Son univers musical s’inscrit dans une lignée folk intimiste évoquant Nick Drake, Joni Mitchell ou Elliott Smith, avec une voix douce et mélancolique que plusieurs observateurs rapprochent d’Angel Olsen ou de Dolores O’Riordan. Slow Jane privilégie les arrangements épurés, organiques, cherchant toujours à préserver l’intuition première du morceau.  

Son premier album, sorti en 2020, révélait déjà une écriture délicate et des compositions où piano, guitare folk et touches synthétiques accompagnaient des textes sur les rencontres manquées, les souvenirs flous et la fragilité des émotions humaines. Depuis, elle a poursuivi son chemin avec plusieurs singles remarqués et une présence scénique affirmée dans les salles parisiennes.

Avec « Aquarius », dont la sortie est annoncée pour juin 2026, Slow Jane franchit une nouvelle étape artistique. L’album est le fruit de quatre années de travail, entièrement façonné dans son home-studio, écriture, composition, arrangements et enregistrement de la quasi-totalité des pistes, voix, piano, guitares, basse, batterie MIDI, clarinette…  

Quelques collaborateurs viennent ponctuellement enrichir cette architecture intime, Mathias Fisch à la batterie sur trois titres, Maco Rubio au violoncelle, Matthieu Montjotin à la clarinette et Gunnar Ellwanger au mixage. Mais l’essentiel reste 100 % Slow Jane, fidèle à sa volonté d’une musique organique, jamais sur-ornementée, toujours au service de l’émotion première.

« Aquarius » s’impose d’emblée comme un album de recherche de vérité, un voyage intérieur où Slow Jane interroge la sincérité, la rencontre avec l’autre et la place du sensible dans un monde souvent trop bruyant. Cette quête irrigue les dix titres, portés par une écriture concise, presque minimaliste, qui vise l’idée juste avec le moins de mots possibles.

Musicalement, l’album prolonge l’esthétique folk intimiste de ses débuts, mais avec une maturité nouvelle. Les arrangements, d’une grande finesse, respirent. On retrouve cette capacité rare à laisser les chansons prendre le temps, à installer une atmosphère pastel où la voix, douce mais habitée, devient le fil conducteur émotionnel.

L’enregistrement en autonomie totale donne à l’ouvrage une texture chaleureuse, presque tactile. On y entend la proximité du studio maison, les choix assumés d’une artiste qui refuse la surproduction pour privilégier l’émotion brute. Le mixage de Gunnar Ellwanger parachève cet équilibre entre intimité et clarté sonore.

Avec « Aquarius », Slow Jane confirme qu’elle est l’une des voix les plus sensibles et littéraires de la scène pop-folk française. Son parcours, sa rigueur poétique et son sens aigu de l’arrangement donnent naissance à un album profondément personnel, lumineux dans sa mélancolie, d’une sincérité rare. 

C’est un disque qui s’écoute comme on ouvre un journal intime, et qui marque sans doute une étape décisive dans la trajectoire d’une artiste en pleine affirmation.

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