Beggars Bliss

(Autoproduction – 2026)  

Durée 42’14 – 10 Titres 

https://www.facebook.com/beggarsbliss

Beggars Bliss a vu le jour à partir d’un principe simple, presque enfantin, qui dit que si ce n’est pas fun, ça ne vaut pas la peine d’être fait. Et c’est précisément ce qui fait leur force ! Formé en 2024 à Derby, au cœur des Midlands britanniques, le quatuor s’impose rapidement comme l’un des nouveaux visages du blues rock anglais. Leur ADN, des riffs nerveux, des harmonies vocales à trois voix quasi permanentes, des solos qui fusent sans jamais écraser le collectif, et cette capacité rare à faire danser une salle entière sans sacrifier la musicalité.

Depuis leurs débuts, les quatre musiciens ont adopté une stratégie simple, jouer, jouer, et encore jouer. Les concerts s’enchaînent dans tout le centre de l’Angleterre, jusqu’à un set remarqué à l’Off The Tracks Festival en 2025, qui marque un véritable tournant. Leur réputation de groupe live explosif se propage, les dates s’étendent vers Manchester, et leur communauté grandit au rythme des kilomètres parcourus.

Avec déjà cinq singles et deux clips à son actif, Beggars Bliss a soigneusement préparé la sortie de son premier album, sobrement intitulé « Beggars Bliss », un disque éponyme donc, qui capture l’énergie brute de ses concerts tout en révélant une écriture plus profonde qu’il n’y paraît.

« Beggars Bliss » est un disque foncièrement honnête, direct et surtout sans prétention inutile. On y retrouve un blues rock musclé, mais jamais écrasant, où chaque instrument trouve sa place sans chercher à dominer. Le groupe privilégie l’efficacité avec des riffs qui accrochent, des refrains qui restent et des grooves qui font bouger la tête.

L’album frappe par sa très grande cohérence. Pas de remplissage inutile, pas de titres faibles, mais simplement une série de morceaux qui semblent tous avoir été éprouvés sur scène avant d’être enregistrés. Cette approche live-first donne au disque une chaleur et une spontanéité qui transparaissent dès la première écoute.

L’histoire raconte que lors du concert de sortie de l’album à Derby, « Butterfly » a été un moment suspendu. Le public s’est resserré, les voix se sont mêlées, et le refrain a été repris spontanément. Ce titre possède tout ce que le groupe sait faire de mieux, une écriture simple mais efficace, une montée en intensité maîtrisée, et ce mélange de douceur et d’énergie qui fait mouche. C’est un morceau qui pourrait facilement devenir la porte d’entrée du groupe pour un public plus large.

Mais outre la solidité et la constance de l’album, l’écoute attentive révèle aussi une belle diversité avec des titres plus rugueux où la guitare mène la danse, des passages plus mélodiques où les claviers adoucissent les angles, des moments instrumentaux qui montrent un groupe techniquement sûr de lui, et toujours cette volonté de servir la chanson plutôt que l’ego.

Avec « Beggars Bliss », le quatuor signe un premier album solide, enthousiasmant et terriblement attachant. Un disque qui capture l’essence de leur identité, du blues rock moderne, fun, sincère et taillé pour le live. Et si « Butterfly » semble destiné à devenir leur hymne, le reste de l’album confirme que Beggars Bliss n’est pas un groupe d’un seul titre, mais une formation en pleine ascension, prête à conquérir bien au-delà des Midlands.

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