Wild wine quest
(Autoproduction – 2026)
Durée 44’06 – 10 Titres
Un groupe comme Winecraft ne se raconte pas en quelques lignes, il se respire, il s’écoute, il s’imagine dans la pénombre d’une salle où les claviers chauffent l’air et où les guitares tracent des lignes d’horizon. Leur histoire commence à Strasbourg, dans une fraternité musicale née entre le bassiste et chanteur David Bour, le guitariste et chanteur Johann Lorber, le claviériste Nathan Lorber et, plus tard, le batteurs Elliott Gunther, dont l’arrivée derrière les fûts a scellé une alchimie déjà bien avancée.
Winecraft est de ces formations qui ne cherchent pas à copier une époque mais plutôt à la réanimer. Le groupe a trouvé son langage dans un rock à claviers vibrant, organique, où l’héritage des années 70 sert de matière première à une urgence résolument contemporaine. Dès leurs premiers pas sur scène, ils ont imposé une esthétique instinctive, sans compromis, qui les a menés des festivals français aux scènes étrangères. Leur trajectoire s’est affirmée avec un projet live ambitieux, prélude à l’enregistrement de leur premier album studio, « Wild Wine Quest »
Ce premier album est une quête, au sens le plus brut du terme. Winecraft y explore un territoire où l’errance côtoie l’introspection, où l’ivresse se frotte à la lucidité. Enregistré dans des conditions proches du live, le disque capture l’élan psychédélique du groupe, cette manière de jouer comme si chaque morceau devait être vécu autant qu’écouté.
Les titres s’enchaînent comme des fragments d’un voyage intérieur et collectif. Le morceau éponyme ouvre la voie avec une tension électrique qui ne se relâche jamais. « (We’re Not) Out Of The Woods » accroche l’oreille par son refrain incandescent, tandis que « Mother Green And Her Killing Machine » plonge dans une noirceur plus dense, révélant la face sombre d’un monde en déséquilibre.
A travers ces compositions, Winecraft scrute la désillusion sociale, le besoin de fuite, le désir de révolte, autant de thèmes qui résonnent avec une époque où l’urgence collective se heurte aux trajectoires individuelles.
Musicalement, le groupe navigue entre héritage et modernité. On perçoit l’ombre des géants comme Deep Purple ou Motörhead, mais aussi l’attention portée aux formes actuelles, celles de Graveyard, Crypt Trip ou encore Komodrag And The Mounodor. Le résultat n’est jamais pastiche, c’est un rock vivant, habité, qui revendique la promesse fondamentale du genre, faire vibrer et donner la niaque.
« Wild Wine Quest » est un premier album affirmé, cohérent, qui capture l’essence de Winecraft, un groupe qui transforme ses influences en une matière brûlante, prête à embraser la scène. Leur musique, à la fois vintage et urgente, s’inscrit dans une tradition tout en la bousculant.
Un disque qui ne lâche pas l’auditeur, et qui confirme que Winecraft est prêt à prendre sa place dans le paysage du rock contemporain.