GET YOUR KICKS ON ROUTE 66 … AND MORE
ARIZONA – CALIFORNIE (USA)
Du 19 au 26 septembre 2026
https://rhythmroom.com
https://www.laroute66.com
Des étendues désertiques de l’Arizona jusqu’aux vestiges mythiques de la Route 66, ce nouveau voyage américain a tout pour nourrir les rêves d’évasion … Avant de se conclure en beauté par un grand rendez-vous blues, il va m’offrir une succession de paysages grandioses, de villes emblématiques et de kilomètres chargés d’histoire.
Samedi 19 septembre – Cap sur l’Ouest américain
Le réveil sonne bien avant l’aube. Direction Roissy pour le début d’un nouveau périple américain dont le point d’orgue sera un grand concert de blues quelques jours plus tard. Mais avant cela, place à la route, aux grands espaces et aux mythes de l’Ouest. L’arrivée à l’aéroport se déroule sans histoire. Contrôle de sécurité, passage de la police aux frontières puis installation au lounge Air France des portes K du Terminal 2E. L’endroit est particulièrement fréquenté ce matin-là et je me retrouve à partager ma table avec une charmante métisse guyanaise en partance pour Cayenne. Les voyages ont parfois ce petit supplément d’âme qui naît d’une rencontre éphémère autour d’un café avant l’embarquement. Celui-ci s’effectue par bus et nous conduit au pied d’un Airbus A330-900 âgé d’un peu plus de deux ans et portant le doux nom de baptême de Rochefort. Quelques minutes plus tard, l’appareil s’élance vers le ciel parisien pour un vol direct de près de onze heures à destination de Phoenix.




Le voyage passe finalement assez rapidement grâce à des voisins particulièrement sympathiques et à une connexion Wi-Fi Starlink étonnamment performante. Une qualité de service que j’apprécie, même si je nourris quelques réserves quant au personnage qui se cache derrière la marque. Après avoir survolé une bonne partie du continent nord-américain, l’Arizona apparaît enfin sous les ailes de l’appareil. Le soleil est encore haut lorsque j’arrive à l’hôtel vers quinze heures. Pourtant, avec neuf heures de décalage horaire dans les jambes, la journée semble avoir duré une éternité. Une courte sieste, un peu de détente, et c’est finalement sans même aller dîner que je m’abandonne aux bras de Morphée.
Dimanche 20 septembre
Le réveil est plutôt clément malgré le décalage horaire. Peu après huit heures, je prends la route en direction de Sedona. La ville est mondialement connue pour ses formations rocheuses rouges qui figurent parmi les paysages les plus spectaculaires de l’Arizona. Et il faut bien reconnaître que le spectacle est au rendez-vous. A mesure que l’on approche, les mesas et les falaises ocre surgissent à l’horizon, composant des panoramas d’une beauté saisissante.




Pourtant, derrière cette nature grandiose, Sedona laisse une impression plus contrastée. Les résidences haut de gamme se multiplient sur les collines et grignotent peu à peu le paysage. Les boutiques chics, les galeries d’art branchées, les commerces orientés bien-être et développement personnel donnent parfois le sentiment que la ville a davantage été conçue pour une clientèle aisée en quête d’expériences exclusives que pour les simples voyageurs de passage.




Heureusement, la route qui y mène reste un véritable plaisir. Dès que l’on quitte les grands axes, l’Arizona retrouve son caractère authentique avec ses étendues désertiques, ses reliefs tourmentés et ses points de vue superbes qui invitent régulièrement à s’arrêter pour admirer le décor.




La journée se poursuit vers le nord en direction de Flagstaff en passant par la forêt de Coconino et le Oak Creek Canyon. Je ne m’y attarde pas réellement, mais suffisamment pour percevoir le charme particulier de cette ville installée à plus de deux mille mètres d’altitude au cœur d’immenses forêts de pins. L’atmosphère y est très différente de celle de Phoenix ou de Sedona. Plus fraîche, plus paisible aussi.




Un arrêt au Visitors Center permet de récupérer quelques informations et de reprendre contact avec l’histoire locale. Quelques vieux hôtels emblématiques rappellent le rôle majeur joué par la Route 66 durant l’âge d’or des voyages automobiles. La ville conserve encore de belles traces de cette époque héroïque où les familles américaines traversaient le pays sur la « Mother Road ». Sans prétendre rivaliser avec certaines localités plus directement associées à la légende de la Route 66, Flagstaff possède une authenticité et une élégance qui méritent assurément le détour.




La fin de l’après-midi est consacrée à la légendaire Interstate 40 et à une chasse aux vestiges de l’ancienne Route 66. Le tracé historique apparaît parfois fugitivement, au détour d’une sortie ou d’une petite route parallèle. Il ne subsiste souvent que quelques portions préservées, quelques bâtiments oubliés ou de rares indices rappelant l’immense aventure humaine qui s’est écrite ici.




En milieu d’après-midi, j’atteins Williams. S’il existe encore quelques villes capables de faire revivre l’esprit de la Route 66, celle-là en fait indiscutablement partie. Les enseignes lumineuses, les façades colorées, les boutiques de souvenirs et les véhicules anciens donnent immédiatement le ton. Tout semble ici célébrer avec fierté l’héritage de la plus célèbre route américaine. Je prends le temps de flâner dans les rues du centre-ville, appareil photo en main, à la recherche de ces détails qui font tout le charme des lieux. Chaque enseigne, chaque motel, chaque vieille pompe à essence paraît raconter un fragment de l’histoire américaine.




La journée s’achève autour de mon premier burger du séjour au Cruiser’s Café. Un repas simple mais parfaitement dans l’ambiance du moment, avant de rejoindre l’hôtel pour une nuit bien méritée. La Route 66 n’a peut-être plus l’importance au sens routier du terme qu’elle avait autrefois, mais à Williams, elle demeure bien vivante. Et ce n’est que le début de l’aventure.



