Days of tomorrow
(Autoproduction – 2026)
Durée 12’47 – 4 Titres
Depuis plus d’une décennie, Laure Laferrerie à la guitare et au chant et Arnaud Dussiau à la batterieet aux chœurs avancent comme une force tellurique dans le paysage rock indépendant. Leur histoire est celle d’un duo qui refuse la facilité, qui se réinvente sans jamais renier son ADN, un binôme qui a fait de la route son terrain de jeu naturel. Paris, Tours, Nashville, Berlin, Pau, Red Money n’a jamais tenu en place, enchaînant plus de cent cinquante concerts entre l’Europe et les États-Unis, façonnant un son brut, nerveux, incandescent.
Leur complicité artistique remonte à Home&Dry, leur précédent groupe, avant qu’ils ne décident de réduire la formule à l’essentiel, une guitare, une batterie, deux voix, et une énergie qui déborde du cadre. Laure, artiste peintre de formation, apporte une sensibilité visuelle et instinctive, Arnaud, batteur fougueux, sculpte des rythmes qui claquent comme des coups de fouet. Ensemble, ils prolongent la tradition des duos guitare-batterie, des White Stripes aux Black Keys, tout en y injectant une sensualité et une tension très personnelles.
Après un premier album salué, puis « Shake, Burn & Love », enregistré à Nashville avec Andrija Tokic (Alabama Shakes, Benjamin Booker), le duo a traversé les années avec une intensité rare, départ aux États-Unis, exil berlinois pendant la pandémie, séparation, retrouvailles… et aujourd’hui, un retour qui sonne comme une renaissance.
Sorti le 13 mars dernier, « Days Of Tomorrow » marque le début d’un nouveau chapitre. Le premier extrait, « Hang Tight », donne le ton avec un rock tendu, direct, où chaque mesure semble avancer sur un fil prêt à rompre. Présenté comme la première pierre d’un EP pensé comme un bloc cohérent, immédiat et émotionnel, le morceau est complété par trois pièces taillées dans la même veine, des compositions marquées par une tension permanente, une écriture précise, une production qui laisse respirer la rugosité et surtout une urgence qui ne se dément jamais.
Si « Hang Tight » ouvre la voie, c’est parce qu’il condense cette nouvelle direction prise par le duo, des riffs secs, une batterie qui martèle sans s’éparpiller, et la voix de Laure qui oscille entre fragilité et défi. Le clip, très marqué visuellement, renforce cette impression d’un duo qui reprend le contrôle de son récit. Après les années de chaos, de déplacements, de ruptures et de reconstructions, Red Money semble avoir trouvé un équilibre nouveau, à la fois plus sombre, mais aussi plus lumineux. Le rock reste frontal, mais il gagne en profondeur, en texture, en nuance.
Avec cet EP, le duo prouve qu’il est plus vivant que jamais, prêt à reprendre la route et à défendre ces nouveaux titres sur scène, son terrain de jeu naturel, celui où sa musique prend toute son ampleur.